Enfants : donnons leur de bonnes habitudes alimentaires !

Enfants : donnons leur de bonnes habitudes alimentaires !

Cette année, les bonnes résolutions de la rentrée, c’est pour les enfants qu’on les prend :
on va les nourrir comme il faut pour éviter les baisses de forme et les kilos en trop !


A force de focaliser sur le surpoids des enfants, on oublie qu’une mauvaise alimentation a bien d‘autres incidences sur leur développement. La fatigue est le premier symptôme d’une mauvaise nutrition mais les conséquences sont multiples : développement intellectuel, croissance, performances sportives... peuvent être affectés.
Attention, un enfant mince qui mange mal est plus en danger qu'un enfant un peu rond qui se nourrit bien.


Le rôle des parents est fondamental


Entre 3 et 10 ans si l’enfant est en surpoids, il faut réagir rapidement pour éviter que le surpoids ne s'installe à l'adolescence.
Entre 13 et 16, c’est surtout la croissance qui est en jeu, le développement musculaire et la mise en place des hormones sexuelles. Or c’est souvent à cet âge qu’il y a les plus gros dérèglements.
Le rôle des parents est fondamental : si on donne aux enfants de bonnes habitudes alimentaires, ils les garderont. Pourtant parfois, à l’adolescence, ils rejettent les conseils de leurs parents et, dans ces cas là, les conseils passent mieux s’ils viennent d’un professionnel.


Alors qu’est-ce qu’on fait ?

On leur donne un petit déjeuner dans les règles

Énergétique mais pas trop sucré. Par exemple, des muesli, du pain-beurre-confiture, du lait ou du yaourt nature, des oeufs ou du jambon en cas de grosse faim. Evitez les viennoiseries, les céréales très sucrées remplacez-les par des scones, muffins ou pancakes maison.
On le prend bien installé et en prenant son temps. 
Si votre enfant n’a pas faim, demandez-vous pourquoi. Il a peut être trop mangé la veille au soir, ou trop tard et son organisme n’a pas tout digéré. Ou alors, il n’a pas assez dormi. Donnez-lui un verre d’eau au réveil et préparez-le avant de le mettre à table pour que l’appétit s’éveille.

On ne glisse pas de friandises dans son cartable.

S’il a bien mangé le matin, il attendra midi. S’il n’a pas grignoté pendant la matinée, il mangera bien à midi.

Le goûter est un repas important.

C’est une pause nécessaire entre l’école et les devoirs. Il faut le prendre à la maison et sans télé de préférence. Il doit être suffisamment complet pour tenir jusqu’au repas du soir, mais pas trop riche pour avoir encore faim au dîner. Au choix : fruit ou compote, yaourt, un peu de chocolat et de pain, banane... Mais aussi de bons goûters faits maison.

Faites la cuisine ensemble.

Pendant le week-end par exemple, proposez à votre enfant de choisir le menu et cuisinez à deux un repas pour toute la famille.

Habituez votre enfant à goûter de tout.

Présentez-lui la chose comme une découverte, une aventure autour de la nouvelle saveur. Faites lui deviner quels ingrédients se trouvent dans le plat. Osez des plats nouveaux et originaux.
Mais ne le forcez jamais à finir son assiette, s'il n'a plus faim.

 

Prenez le plus possible les repas à des heures fixes.

L’estomac enregistre l’heure, les sucs digestifs se déclenchent au bon moment et donc l’estomac digère tout de suite et facilement ce que l’on mange. Et mangez dans une ambiance sereine et agréable.

Comment lui faire manger des légumes, des fruits et du poisson ?

En variant les présentations et les préparations. Et pas trop de poisson pané, s’il vous plaît ! pensez aux papillotes aux allures de pochettes surprises.

Bougez-le, bougez-vous.

Faire du sport est indispensable. Après la classe, votre enfant a encore de l’énergie à dépenser, inscrivez-le à des activités physiques. Et pendant le week-end, faites du sport en famille : vélo, randonnées, piscine... Vos enfants apprécieront ce moment avec vous.

Ne faites pas une obsession du poids.

Pesez-le régulièrement mais pas trop souvent. Un enfant en croissance ne perd pas de poids mais si la prise de poids ralenti ou s'arrête, il va s’affiner en grandissant.
Ces conseils sont valables pour toute la famille, celui qui a tendance à l’embonpoint ne doit pas se sentir à part.

 

Barbara Balland, diététicienne - ingénieur nutritionniste, membre du RéPPOP38 (Réseau de santé pour la prise en charge pluridisciplinaire de l'obésité pédiatrique en Isère)



 

**************************

 


Vous cherchez un point conseil en nutrition et diététique ?

Sélectionnez votre région et découvrez les diététiciens ou nutritionnistes près de chez vous.

Trouvez votre nutritionniste !


 

 
Les Additifs Alimentaires Les Produits Allégés Déchiffrer les etiquettes La Manultrition


Commentaires

Laisser votre commentaire sur cet article :

Vous devez être inscrit et/ou connecté pour poster un commentaire.

Inscrivez-vous ou connectez-vous ci-dessous :