Les femmes et leur coeur

Les femmes et leur coeur <em>(de Barbara Balland)</em>

Les maladies cardio-vasculaires constituent la première cause de mortalité féminine. Pourquoi? Du fait d'inégalités avec les hommes (dans ce domaine aussi!)

Chiffres-clés :

Les maladies cardio-vasculaires représentent 52% des causes de mortalité chez la femme contre 42% chez l'homme et tuent 8 fois plus que le cancer du sein.
Chez les femmes, le diabète augmente le risque de mortalité cardio-vacsulaires de 3 à 7 fois contre 2 à 3 fois chez l'homme.
L'infarctus du myocarde de la femme est pris en charge en moyenne 11h plus tard que chez l'homme.

Des coronaires plus fragiles :

Plus petites et plus fragiles que celles des hommes, les artères des femmes se bouchent plus rapidement. Ceci est accentué après la ménopause.

Des facteurs de risques plus agressifs :

L'hypertension artérielle, le tabagisme, la sédentarité, le diabète sont plus délétères sur les parois des artères féminines.
S'y ajoutent des facteurs spécifiques et hormonaux, tels que la migraine, la contraception avec oestrogène de synthèse, la grossesse, la ménopause (qui du fait de la carence oestrogénique favorise : prise du poids, obésité abdominale, synthèse du mauvais cholestérol - LDL- et développement de plaque d'athérome).

Un dépistage insuffisant

Les signes avant-coureurs, les symptômes sont souvent différent de ceux des hommes. Ces manifestations s'avérant assez méconnues, les médecins ont tendance à pratiquer moins de dépistage chez les femmes à risque (l'épreuve d'effort reste très peu prescrite).

Un diagnostic difficile :

Les symptômes atypiques (difficulté à respirer, essoufflement à l'effort, forte fatigue, nausées et vomissement, douleurs à l'estomac) sont fréquemment à l'origine d'un mauvais diagnostic. Le malaise ressenti est couramment attribué à tort à une crise d'angoisse, un syndrome dépressif ou une pathologie digestive.

Une prévention à développer

Il faut donner aux femmes les clés d'une bonne prévention pour faire progresser leur perception du risque cardio-vasculaire, moins forte que chez les hommes. Se faire dépister, adopter une alimentation équilibrée, faire de l'exercice physique, arrêter le tabac... sont des facteurs qui auront des effets positifs sur la mortalité.

 

Attention aux régimes "Yo-Yo"

Des oscillations de poids importantes (jusqu'à plus de 20kg) dues à des régimes restrictifs suivis de reprise de poids diminuent le taux de bon cholestérol (HDL). Or celui-ci a un effet protecteur important et plus son taux est bas plus le risque de complications cardio-vasculaires s'accroit.


Source : Claire Reuillon pour Valeurs Mutualistes (Janv/fev 2015)

 

 

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